Obligation convertible : un bon outil pour votre PME ? Fonctionnement, avantages et alternatives

December 30, 2025
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Dans un marché où le crédit bancaire reste difficile d’accès, et où la dilution capitalistique devient un sujet sensible pour de nombreuses PME, une solution continue de circuler dans les conversations de dirigeants : l’obligation convertible.

Ce mécanisme hybride, entre dette et capital, est souvent présenté comme un financement “rapide, souple, et intelligent”. Mais derrière la promesse, de nombreuses zones grises demeurent :

  • À qui s’adresse vraiment l’obligation convertible ?
  • Quels sont les avantages réels, et à quelles conditions ?
  • Existe-t-il des alternatives plus simples, plus accessibles, notamment pour les PME industrielles ou de croissance ?

Ce guide complet répond à ces questions, sans jargon, avec un objectif clair : vous aider à choisir la meilleure option de financement selon votre situation.

En bref

  • L’obligation convertible est un financement hybride qui commence comme un prêt et peut se transformer en actions.
  • Elle offre une dilution différée, mais implique des conditions complexes et reste réservée à certaines entreprises.
  • Des alternatives non dilutives existent pour les PME : plus simples, plus rapides, et pensées pour financer le BFR.

Qu’est-ce qu’une obligation convertible ?

L’obligation convertible est un outil hybride entre dette et capital. Un mécanisme flexible, mais souvent mal compris.

Définition simple

Une obligation convertible est un instrument financier qui commence comme une dette (un prêt), mais qui peut se transformer en actions de l’entreprise à une date ou un événement futur.

Concrètement, une entreprise émet une obligation (emprunte) auprès d’un investisseur. Mais au lieu de rembourser en cash à l’échéance, elle peut—ou doit—convertir ce prêt en capital. L’investisseur devient alors actionnaire.

C’est une forme de financement intermédiaire entre un prêt classique et une levée de fonds en equity. D’où son attrait : elle retarde la dilution tout en apportant des liquidités rapidement.

Comment fonctionne une obligation convertible ?

L’obligation convertible suit généralement ce schéma :

  1. Emission : l’entreprise émet une obligation à un investisseur, avec un montant, une maturité (souvent 12 à 36 mois) et un taux d’intérêt.
  2. Phase de dette : l’entreprise paie ou capitalise les intérêts, comme pour un prêt.
  3. Conversion : à une date ou un événement prédéfini (souvent une levée de fonds future), l’obligation est convertie en actions, selon un calcul prévu au contrat.

👉 C’est là qu’intervient le concept clé : la conversion en actions. C’est ce mécanisme qui distingue l’obligation convertible d’une dette classique.

Les termes clés à connaître

Avant de signer, mieux vaut maîtriser le vocabulaire :

  • Décote à la conversion : l’investisseur achète des actions à un prix inférieur à celui du marché ou de la prochaine levée.
  • Valuation cap : un plafond de valorisation, qui protège l’investisseur en cas de valorisation trop élevée.
  • Taux d’intérêt : rémunération de la phase dette (souvent 5–10 %/an).
  • Maturité : durée pendant laquelle l’obligation est active avant remboursement ou conversion.
  • Clause de conversion automatique : la conversion peut être déclenchée d’office en cas de levée de fonds supérieure à un certain seuil.

Ce sont ces termes—et leur combinaison—qui font le coût réel d’une obligation convertible pour l’entreprise.

À quoi servent les obligations convertibles pour une PME ?

Ce type d’instrument est souvent utilisé comme solution de financement transitoire, en attendant une levée de fonds ou une amélioration de la trésorerie. Mais il implique un scénario de croissance clair.

Un outil de financement temporaire

L’obligation convertible est souvent utilisée comme un outil de transition. Elle permet de faire entrer des liquidités dans l’entreprise sans fixer immédiatement une valorisation.

Autrement dit, c’est un bridge : un pont financier entre deux tours de table, ou entre une phase de croissance et une levée de fonds plus structurée.

Pour une PME en phase d’expansion, c’est un moyen de :

  • Financer son développement sans ouvrir immédiatement le capital
  • Gagner du temps avant une levée de fonds série A / série B
  • Sécuriser une avance de trésorerie auprès d’un investisseur déjà engagé

Cas d’usage typiques

L’obligation convertible concerne surtout les entreprises VC-friendly, dans des secteurs innovants ou à forte croissance.

Mais on commence à la voir apparaître dans d’autres contextes :

  • PME industrielles en transition vers un nouveau modèle
  • Scale-ups en période de tension sur le cash (inflation, allongement du BFR)
  • Entreprises en recherche de relais de financement post-subventions (BPI, PGE, etc.)

Dans tous les cas, l’obligation convertible nécessite un investisseur prêt à prendre du risque, et une entreprise prête à ouvrir son capital — même si c’est différé dans le temps.

Avantages et inconvénients d’une obligation convertible

L’obligation convertible présente des avantages concrets : rapidité, souplesse, dilution différée. Mais elle comporte aussi des risques de dilution élevés. Mieux vaut en maîtriser les termes clés avant de s’engager.

Les avantages

L’obligation convertible attire par sa souplesse apparente. Elle offre à la fois :

  • Un apport de trésorerie rapide (moins de due diligence qu’une levée de fonds)
  • Une dilution différée, ce qui permet de continuer à croître avant de fixer une valorisation
  • Moins de contraintes juridiques qu’une augmentation de capital

👉 C’est ici que le terme “avantage obligation convertible” prend tout son sens : pour une entreprise bien accompagnée, avec une roadmap claire, ce mécanisme peut être un levier de croissance agile.

Les risques et limites

Mais ce format a aussi ses angles morts—en particulier pour les PME plus traditionnelles :

  • Dilution potentiellement forte à la conversion (surtout si la valorisation plafonnée est basse)
  • Complexité juridique : il faut bien cadrer les clauses de conversion, les cas de remboursement, etc.
  • Pas de recours bancaire : ce financement repose sur des investisseurs en fonds propres, rarement accessibles aux PME hors écosystème startup

Enfin, ce n’est pas un outil de financement du besoin en fonds de roulement (BFR). Une obligation convertible finance un projet ou une vision. Elle ne couvre pas un cycle de production ou des délais de paiement.

Alternatives aux obligations convertibles pour les PME

Il existe d’autres solutions de financement adaptées aux PME, sans dilution ni levée de fonds. Crédit bancaire, affacturage, ou nouvelles offres comme Defacto permettent de financer le cycle d’exploitation rapidement. 

Le bon choix dépend du besoin réel : BFR, croissance, ou bridge financier.

Crédit bancaire classique

Le réflexe historique pour une PME reste le crédit bancaire. Facile à comprendre, peu dilutif, il peut sembler idéal.

Mais dans les faits, il présente de nombreuses limites :

  • Accès long et incertain (montage de dossier, garanties, ratios)
  • Peu adapté aux PME en croissance rapide ou irrégulière
  • Ne couvre souvent qu’une partie du besoin (trésorerie, équipements…)

De plus en plus d’entreprises se tournent donc vers des solutions de financement plus flexibles.

Affacturage ou leasing

Ces outils permettent de financer des éléments précis du cycle d’exploitation :

  • Affacturage : transformation des créances clients en cash immédiat
  • Leasing / crédit-bail : financement d’actifs sans mobilisation de trésorerie

Bien utilisés, ce sont des leviers efficaces. Mais ils restent :

  • Complexes à mettre en place
  • Peu adaptés aux PME multi-filières ou sous-traitants de rang 3/4
  • Souvent contraignants en termes de gestion et d’éligibilité

Financement court terme moderne (ex : Defacto)

Pour les PME qui cherchent une solution rapide, sans dilution, et 100 % digitale, de nouveaux acteurs comme Defacto proposent une alternative robuste.

Concrètement, Defacto permet à une PME de :

  • Financer ses factures clients ou fournisseurs, en quelques clics
  • Obtenir une réponse d’éligibilité en 27 secondes
  • Choisir la maturité de remboursement (jusqu’à 120 jours)
  • Ne payer des intérêts que sur la durée réelle du prêt

C’est une solution pensée pour :

  • Financer un cycle de production ou un stock
  • Absorber des délais de paiement clients
  • Rester maître de son capital, sans conversion en actions

👉 Contrairement à l’obligation convertible, vous gardez le contrôle, sans dilution ni négociation complexe.

En résumé : obligation convertible ou solution plus souple ?

L’obligation convertible est un outil puissant, à condition de bien en comprendre les mécanismes. Elle s’adresse surtout aux entreprises VC-compatibles, prêtes à céder du capital dans un second temps.

Pour toutes les autres—PME industrielles, scale-ups rentables, sociétés en forte croissance mais non financées par des fonds—des solutions non dilutives, flexibles, et instantanées existent.

C’est ce que propose Defacto : une réponse directe aux besoins de BFR, sans complexité juridique, et sans perte de contrôle capitalistique.

👉 Testez votre éligibilité en 27 secondes

FAQ sur les obligations convertibles

Pourquoi choisir une obligation convertible plutôt qu’un prêt classique ?

Elle permet de lever des fonds rapidement, sans dilution immédiate ni négociation de valorisation. Mais elle reste plus risquée qu’un prêt classique.

Comment se calcule la valorisation lors de la conversion ?

Selon la prochaine levée de fonds ou une valorisation plafonnée (valuation cap), avec une décote pour l’investisseur.

L’obligation convertible est-elle adaptée à toutes les PME ?

Non. Elle convient surtout aux entreprises à fort potentiel, avec des perspectives de levée de fonds ou d’entrée d’investisseur à moyen terme.

Quelles alternatives si je ne veux pas me diluer ?

Crédit bancaire, affacturage, ou financement non dilutif comme celui proposé par Defacto (sur factures ou BFR).

Augustin Tiberghien

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