Creatym France, société d'ingénierie spécialisée en assistance technique en ingénierie pour les grands donneurs d'ordre industriels, s'appuie sur Defacto pour absorber ses pics de croissance sans jamais attendre que ses clients paient.
Secteur : Ingénierie / ESN industrielle Localisation : Massy (Essonne), agences à Lyon, Nantes, Aix-en-Provence Fondée en : 2013
Un métier de compétences, pas d'équipements
Creatym France est une société d'ingénierie fondée par Jonathan Stadelmann, implantée à Massy et présente sur quatre sites en France. Son métier : répondre aux besoins de renfort en expertises qualifiées des grands groupes industriels français. EDF, Safran, Vinci Nucléaire… autant de donneurs d'ordre qui, quand ils remportent trois projets supplémentaires d'un coup, ont besoin de trouver rapidement des partenaires techniquement éligibles. Creatym est l'un d'eux.
Ce qui distingue Creatym dans son secteur, c'est sa capacité à former elle-même ses ressources. En 2016, l'entreprise crée son propre campus pour rendre opérationnels des ingénieurs et techniciens fraîchement sortis d'école, "parce qu'en sortie d'école, ils correspondent pas encore aux attentes de clients qui sont exigeants." Un département recherche complète le dispositif, pour démontrer une capacité à innover et maintenir l'attractivité sur un marché de l'emploi tendu.
La structure est légère par construction. Pas d'équipements, pas de machines, pas de stocks. "C'est des compétences, des compétences, des compétences", résume Jonathan Stadelmann. C'est précisément cette légèreté qui rend l'entreprise agile, et qui crée sa principale vulnérabilité financière.
Le paradoxe du sous-traitant des fleurons industriels
Creatym travaille pour les plus grandes entreprises françaises. Ses contrats sont solides, ses clients solvables, sa réputation établie. Mais derrière cette façade rassurante se cache une tension que peu de gens voient de l'extérieur : les grands groupes paient à 90 ou 120 jours. Parfois davantage pour des retards « administratifs internes » chez les clients.
Et pendant ce temps, les ingénieurs de Creatym, eux, sont payés tous les mois.
"J'ai jamais compris cette logique d'ailleurs pourquoi faut payer les gens tous les mois", dit Jonathan Stadelmann avec l'autodérision de celui qui a appris à vivre avec. "Mais les clients, eux, ils ont pas envie de nous payer tous les mois. Ils ont des accords cadres dans lesquels ils vont nous dire qu'ils vont nous payer à 90 ou 120 jours, et des fois c'est un peu plus."
Le problème se concentre particulièrement dans les moments de croissance. Quand un donneur d'ordre signe trois projets supplémentaires et a besoin de 10 à 15 ressources qualifiées en quelques semaines, Creatym doit recruter, intégrer, former : immédiatement, sans attendre le premier encaissement. La masse salariale s'alourdit d'un coup. Le chiffre d'affaires, lui, arrivera dans quatre mois.
"Il faut trouver des leviers pour absorber les pics de croissance. C'est dans ce contexte que Defacto est apparu."
La simplicité comme critère de choix
Jonathan Stadelmann découvre Defacto lors d'une présentation. Ce qui l'accroche, ce n'est pas la promesse financière. "Ce qui m'a séduit, c'est la simplicité. Le coût j'en pleure encore tous les jours. Mais la simplicité, parfait."
Pour une entreprise dont la seule ressource est humaine et dont le dirigeant court en permanence, la lourdeur d'un dossier bancaire ou l'opacité d'un factor sont des obstacles réels. Defacto, institution financière agréée ACPR, propose une autre mécanique : financer une facture précise, au moment exact où le besoin se présente, avec un coût connu à l'avance et un processus qui ne mobilise pas des semaines de préparation.
"C'était tout à fait en adéquation avec nos besoins qui sont assez variables. Il nous fallait une solution variable dans laquelle on savait qu'on pouvait puiser ou non des leviers économiques supplémentaires pour financer plus ou moins de croissance."
De la croissance financée, et un outil intégré
Ce que Defacto a permis concrètement ? De tenir un engagement commercial majeur. En début d'année, Creatym signe un chiffre d'affaires garanti sur trois mois. Pour honorer cet engagement, il faut recruter, intégrer, déployer les ressources dans les délais. Il faut surtout un levier. "C'est un peu grâce à Defacto finalement."
Sur les derniers mois, entre 200 000 et 300 000 euros ont été mobilisés via la solution, directement fléchés vers de la croissance choisie, anticipée, assumée.
Aujourd'hui, Defacto fait partie intégrante de la stratégie financière de Creatym. "C'est un nouvel outil qu'on a intégré." Pas un recours ponctuel, pas un filet de sécurité : un levier de pilotage, activé quand la croissance l'exige.
La trésorerie n'est plus ce qui retient Creatym. C'est ce qui lui permet de prendre de l’avance.



